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  • © Philippe-Enrico Attal

    Le funiculaire de Fourvière (peu avant la station inférieure) modernisé en 1970 a conservé un cachet désuet très apprécié des visiteurs de la basilique (2 août 2016).

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    Une rame de la ligne B à la station Debourg

  • © Philippe-Enrico Attal

    Le tramway suburbain « Rhônexpress » au départ du terminus de Part-Dieu pour l’aéroport Saint-Exupéry

Lyon, un réseau multimodal en plein développement

2 mai 2017
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Par : Philippe-Enrico Attal

La capitale des Gaules dispose d’un réseau multimodal unique en France. Métros, tramways, trolleybus, funiculaires, sans oublier les autobus, offrent des connexions multiples tandis que plusieurs lignes sont en chantier ou en projet.

Quand Lyon supprime son dernier tramway, en 1957, c’est dans l’idée de construire rapidement un métro. Mais ce vieux rêve que la ville partage avec Marseille tarde à se concrétiser. En attendant, le trolleybus se taille la part du lion devenant dans les années 60 le premier réseau de France. Néanmoins, Lyon est aussi la ville de Berliet, le constructeur d’autobus et son modèle PCMR est retenu comme autobus standard (tout comme le Saviem SC 10) par la RATP en 1965. Ce choix ouvrira largement les portes du réseau lyonnais à l’autobus diesel qui gagne progressivement du terrain. Il sera même décliné en version articulée, le PH 12-180, surnommé la bétaillère par les usagers en raison de son inconfort. À la différence d’autres agglomérations, où il est progressivement supprimé, le trolleybus perd du terrain mais sans totalement disparaître.

Durant toute la décennie 1970, c’est le bus qui assure l’essentiel des déplacements sur des axes où les tramways rencontraient des fréquentations records. C’est le cas de la ligne 7 de Perrache à Cusset, longtemps considérée comme la plus forte ligne de France avec sa desserte assurée à la minute.

Après divers projets, la ville se lance en 1973 dans la construction de son métro. En grande partie en tranchée couverte, le chantier commence entre Bellecour et Victor- Hugo. Mais avant son ouverture, une première étape est franchie avec la transformation du funiculaire de Croix-Paquet en système à crémaillère. Lyon et ses hauteurs disposaient à l’origine de cinq « ficelles », dont deux ont disparu, la dernière, celle de la rue Terme, transformée en 1967 en voie routière. Celle de Croix-Paquet est modernisée pour une intégration future au réseau de métro. Trois motrices à crémaillère entrent en service en décembre 1974. À brève échéance, il est prévu de prolonger cette ligne vers le sud.

Après cinq ans de travaux, le métro est enfin ouvert le 2 mai 1978. Plus qu’une simple ligne, il s’agit d’un véritable réseau, déployé en trois nouvelles lignes, A, B et C. La ligne A relie sur un axe essentiellement est – ouest Perrache à Laurent-Bonnevay en intégrant l’itinéraire de l’ancienne ligne 7. La ligne B s’étend sur un axe nord-sud de La Part-Dieu à Charpennes. La ligne C reprend l’ancien funiculaire de Croix- Paquet prolongé au sud vers Hôtel-de-Ville en correspondance avec la ligne A du métro. Les lignes A et B sont en correspondance à la station Charpennes. Ce réseau prolongé à plusieurs reprises ne cesse depuis son ouverture de se développer. S’il s’inspire de son cousin parisien, il adopte également ses propres solutions techniques. Il est à roulement sur pneus (comme Marseille) à une époque où la RATP vient d’engager des MP 73 sur la ligne 6 malgré les bonnes performances des rames fer MF 67. Les rames MPL 75 (métro sur pneus de Lyon) qui seront déployées sur les lignes A et B sont au gabarit de 2,90 m (plus large que les 2,40 m parisiens) composées de trois voitures de 18 m, deux motrices encadrant une remorque formant des rames de 54 m. Comme à Paris, ce matériel permet la conduite semi-automatique avec conducteurs. La longueur des quais est de 70 m sur les lignes A et B, un peu plus sur la ligne D avec 72 m. Sur la ligne C, les quais sont longs de 40 m. Autre particularité, le métro roule à gauche.



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4 Commentaires

  1. Gunturk Ustun 2 mai 2017 18 h 06 min

    On sait bien que Lyon n’est pas seulement la capitale des Gaules mais aussi celle de la gastronomie française et le plus important centre ferroviaire du pays juste derrière Paris. En revanche, avec les années coulant sur le Rhône et la Saône, Lyon est devenu, sans doute, un paradis des transports en commun. Aujourd’hui, la compagnie TCL met au disposition des résidentes de la ville ses quatre types de “lion Lyonnais.” C-à-d, les 4 lignes de métro, 2 lignes de funiculaire, 5 lignes de tramway et plus de 120 lignes de bus et de trolleybus, desservant plus de 3 000 points d’arrêts. Tous ces moyens de transport sont complémentaires et 90% des trajets des voyageurs urbains au sein de l’agglomération ne nécessitent pas plus de 2 changements. Que dire de plus? Ce n’était pas par hasard qu’un matin de fin septembre 1981, le premier TGV en service commercial a quitté la gare de Paris-Lyon pour la gare de Lyon-Part-Dieu.

  2. meteor 3 mai 2017 13 h 48 min

    Il faut quand même rappeler que l’OTL avait étudié la solution de tunnels pour tramways dans l’hypercentre pour les principales lignes. En 1945, une visite a été organisée à Zurich et un accord avait été conclu pour la construction de motrices Normalisées sous licence. Une première motrice a été construite dans une usine de Villefranche sur Saône et des bogies Brown-Boveri ont été livrés. Mais l’affaire a capoté en raison du taux de change très défavorable à la France et cette motrice a été envoyée à Zurich, mise sur bogies à voie métrique.
    Lyon a été la capitale française du trolleybus, mais c’était surtout dans les années 1950 car les premières suppressions ont commencé dès 1959.
    Si Lyon a abandonné le tramway ce n’est pas pour construire un métro mais pour favoriser la circulation automobile. L’idée du métro circulait régulièrement dans la vie lyonnaise depuis 1900 mais n’a réellement débuté qu’en 1964, toujours dans une logique de favoriser la circulation routière.
    Quant au réseau actuel, la diversité des modes a aussi un coût. 3 métros différents pour 4 lignes, ça se paie !

  3. Gunturk Ustun 3 mai 2017 23 h 49 min

    À Lyon, les sociétés SYSTRAL et TCL sont un peu commes le STIF et la RATP à Paris. Grâce à elles, les transports en commun à Lyon, c’est une offre large qui couvre toute l’agglomération. Le réseau de transports urbains est constitué de plus de 130 lignes d’autobus (y compris trolleybus), 4 lignes de métro, 3 funiculaires et 5 lignes de tramway est au service des Lyonnais. La troisième grande ville de l’Hexagone après Paris et Marseille, elle est désormais célèbre pas seulement pour sa cuisine et gastronomie mais pour son système de transport en commun aussi. Pas facile à trouver une métropole attirante et légendaire dans notre planète qui a pu garder ses lignes de tramway, de trolleybus et de funiculaire en plus de ses services d’autobus et de métro.

    • meteor 5 mai 2017 8 h 59 min

      Lyon n’a pas gradé ses tramways puisqu’ils ont été supprimés en 1957 et ne sont revenus qu’à partir de 2001.
      Le SYTRAL n’est pas une société, pas plus que le STIF en Ile de France : c’est un syndicat mixte de collectivités qui organisent et financent le réseau.
      L’article est en revanche très disert sur certains points, comme la diminution régulière de l’offre, la suppression de lignes structurantes, la faiblesse de l’offre en soirée et le week-end (des lignes dites structurantes avec un bus toutes les 50 minutes par exemple), les gros problèmes de fiabilité des trolleybus Cristalis dont l’avenir est en question.
      A taille comparable et géographie similaire (quoique inversée), Zurich est nettement mieux desservie que Lyon !

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