Les technicentres participent à la mise en qualité des dessertes ferroviaires. L’Île-de-France n’y déroge pas. L’autorité organisatrice y consacre 1,6 milliard d’euros. Celui de la ligne N, basé à Montrouge, a réceptionné ses nouvelles installations.
Depuis Paris-Montparnasse, la ligne N exploitée par SNCF Transilien dessert l’Ouest parisien jusqu’à Rambouillet, Dreux et Mantes-la-Jolie. Environ 125 000 voyageurs l’empruntent chaque jour. Après les rames en inox Z 5300 puis les rames tractées de VB 2N, la desserte fait aujourd’hui confiance à des rames neuves type Regio 2N Z 57000 (huit caisses, 110 m de long). Au nombre de 73, elles ont été réceptionnées entre décembre 2020 et janvier 2023. Financées par Île-de- France Mobilités pour 1,2 milliard d’euros, elles permettent à la ligne N d’atteindre une ponctualité de 95,4 %, un des meilleurs résultats de la région. Neuves, elles sont très fiables. Maintenir cette qualité est un impératif.
Il faut donc adapter, moderniser, transformer, voire créer des ateliers de maintenance performants. Situé sur la commune de Bagneux, à quelques encablures de la gare de Paris-Montparnasse, le technicentre est chargé d’histoire pour l’entretien de locomotives à vapeur dont le symbole était la rotonde de type G PLM et son pont tournant. Il est établi en 1926-1928 en remplacement du site de Paris-Vaugirard. Il y a deux bâtiments annulaires de 120 m² chacun sur 180° (deux fois 14 arches) dont l’un sera démoli en 1975. Avec l’électrification de Paris – Le Mans en 1937, le site s’est converti aux locomotives électriques sans difficulté puisque l’entretien se réalise par élément : voiture ou locomotive. L’une des voies est équipée de portiques pour le levage et l’intervention sous caisse.
Un bâtiment deux voies sur pilotis avec passerelles mobiles permet d’assurer la maintenance en rames notamment les VB 2N. Fin 2012, des adaptations ont lieu avec l’arrivée des BB 7600. Cinq voies longues sont aménagées pour le garage extérieur.







