Outre les mastodontes du groupe JR, des métropoles aux montagnes, le rail japonais décline deux autres visages : les grands groupes privés – véritables conglomérats urbains avec leurs trains, leurs gares et leurs centres commerciaux formant un écosystème unique autour du rail – et les petites compagnies régionales mixtes. Ensemble, ils tissent un réseau d’une cohérence exemplaire.
Les Ōte-shitetsu
Le terme Ōte-shitetsu désigne les 15 principales compagnies ferroviaires privées du Japon, reconnues par le ministère des Transports (MLIT) pour leur taille, leur volume d’exploitation et leur rôle structurant dans la mobilité urbaine et interurbaine. Ces entreprises, indépendantes de JR, constituent un modèle original : elles gèrent à la fois des réseaux ferroviaires électrifiés denses, des activités immobilières, commerciales et touristiques, et opèrent avec une efficacité souvent citée en exemple. Techniquement, elles partagent des caractéristiques communes comme l’électrification intégrale en 1 500 V CC de leur réseau, une signalisation automatique, une exploitation intensive à cadence élevée, et un renouvellement constant du parc automoteur. Voici, selon le classement du MLIT, les 15 Ōte-shitetsu.
Tōkyū Corporation (Tokyu).
Créée en 1922 sous le nom de Meguro-Kamata Electric Railway, la Tōkyū Corporation est aujourd’hui un conglomérat qui exploite des réseaux de transports, des magasins, des hôtels, et des entreprises immobilières et de construction. Tōkyū a bâti un réseau ferré dense dans la banlieue sudouest de Tokyo, couvrant 105,3 km et huit lignes, dont les lignes Tōyoko, Den-en-toshi, Ōimachi et Meguro, intégrées au réseau du métro de Tokyo via des interconnexions directes.







