Après avoir remporté l’appel d’offres lancé par la Région Hauts-de-France concernant le lot « Étoile d’Amiens », SNCF Voyageurs a remporté fin mai 2026 celui concernant les « dessertes parisiennes », ce qui permet déjà à SNCF Voyageurs de continuer à exploiter en Hauts-de-France, via ses sociétés dédiées, 50 % des TER de la Région.
La création du réseau TER Hauts-de-France est directement issue de la réforme territoriale de 2015. La fusion des régions Nord-Pas-de-Calais et Picardie, effective au 1er janvier 2016, a entraîné le rapprochement des deux réseaux TER.
Durant près de 20 mois, les deux entités ont continué cependant à coexister avant leur fusion officielle le 28 août 2017. Héritier des anciens TER Nord-Pas-de-Calais et TER Picardie, le réseau TER Hauts-de-France constitue désormais l’épine dorsale des mobilités quotidiennes d’un territoire de près de six millions d’habitants. Avec plus de 2 500 km de lignes, 349 gares et haltes et plus de 1 200 circulations quotidiennes, le réseau régional est devenu un maillon essentiel des déplacements entre les grands pôles urbains, les territoires ruraux et la capitale. Cette unification a permis de constituer un réseau particulièrement dense, allant des rivages de la Manche aux confins de la Thiérache, en passant par le bassin minier, l’Avesnois et la Picardie. Très tôt, la nouvelle région affiche sa volonté de faire du ferroviaire un outil majeur d’aménagement du territoire. Une étape importante a été franchie en janvier 2019 avec le transfert à la région des relations Intercités Paris – Amiens – Boulogne-sur- Mer et Paris – Saint-Quentin – Maubeuge/Cambrai. Cette évolution a permis d’intégrer ces dessertes au réseau TER. Dès septembre 2019, Calais retrouve ses liaisons directes avec Paris via Amiens.
Au 1er janvier 2026, la région dispose d’un parc de 307 engins, entretenus principalement sur les sites de Longueau, Amiens, Tergnier, Lens, Calais et Lille.
Hauts-de-France, pionnière de la concurrence
L’année 2021 a constitué un point bas. Avec une régularité de seulement 90,7 % et un taux élevé de suppressions (3,8 %), les TER Hauts-de-France affichaient des résultats parmi les plus dégradés du pays. La crise sanitaire, les difficultés de maintenance et surtout le manque de conducteurs avaient pesé lourdement sur la qualité de service. Face à cette situation, la région a suspendu temporairement ses paiements à la SNCF avant qu’elle relance dès 2022 un vaste plan de redressement.
Plus de 3 500 recrutements sont engagés, dont 500 conducteurs. Les effets commencent à se faire sentir dès 2024 avec une ponctualité de 90 % contre 86,7 %







