Avec le programme FP2-R2DATO coordonné par la SNCF, Europe’s Rail engage une transformation profonde du système ferroviaire. Automatisation de la conduite, signalisation de nouvelle génération, communications numériques, maintenance et certifications virtuelles ont pour objectifs principaux d’augmenter la capacité du réseau, de réduire les coûts d’exploitation et de préparer l’arrivée du train autonome à grande échelle. Les équipes des partenaires du projet FP2-R2DATO se sont réunies à Prague le 3 juin pour célébrer la fin de la vague 1 avec la présentation de sept démonstrateurs.
Le projet FP2-R2DATO (Flagship Project 2 – Rail to Digital and Automatic Train Operation) est l’un des six projets phares d’Europe’s Rail, coentreprise composée de l’Union européenne et d’entreprises ferroviaires, de gestionnaires d’infrastructure, de constructeurs ferroviaires et d’instituts de recherche. Depuis plusieurs décennies, le chemin de fer européen poursuit un double objectif parfois contradictoire. Il doit absorber une croissance du trafic tout en maîtrisant ses coûts d’exploitation.
Face à la concurrence des autres modes de transport et aux impératifs de décarbonation, l’Union européenne considère depuis quelques années le rail comme un pilier central de la mobilité durable. Pour réussir ce report modal, le ferroviaire doit toutefois relever plusieurs défis majeurs. Il doit accroître ses capacités, améliorer sa ponctualité, réduire sa consommation énergétique, pallier la pénurie de personnel qualifié et simplifier l’interopérabilité entre les réseaux nationaux. C’est précisément l’ambition du programme FP2-R2DATO.
Réunissant 77 partenaires et près de 600 experts issus des exploitants, gestionnaires d’infrastructure, industriels et centres de recherche, le programme, d’une durée de 42 mois et doté d’un budget de 160,8 millions d’euros, constitue aujourd’hui l’un des plus vastes laboratoires ferroviaires du continent.
Des démonstrateurs grandeur nature pour préparer le train autonome de demain
Alors que le secteur ferroviaire européen est confronté à une croissance continue de la demande de mobilité, à des contraintes budgétaires croissantes et à la nécessité d’améliorer la performance environnementale du transport







