Présenté en Suisse le 19 juin 2026 par Stadler et l’opérateur sarde ARST, le premier train à hydrogène conçu pour les lignes à voie étroite constitue une première mondiale et marque une nouvelle étape dans la décarbonation des réseaux ferroviaires régionaux.
En présentant le 19 juin 2026, sur son site suisse d’Erlen, le premier automoteur à hydrogène, le SRHe 113.001, spécialement développé pour les réseaux à voie étroite, ici en l’occurrence à écartement de 950 mm, le constructeur suisse Stadler Rail franchit une nouvelle étape dans l’évolution de la traction ferroviaire décarbonée. Commandés en 2023 à 10 exemplaires pour l’opérateur italien ARST (Azienda Regionale Sarda Trasporti), ils sont destinés à assurer, à partir de 2028, les relations sardes régionales Aéroport d’Alghero – Mamuntanas, Sassari – Alghero et Sassari – Sorso, après leur homologation par l’Agence nationale pour la sécurité des chemins de fer et des infrastructures routières et autoroutières (Ansfisa). D’une puissance de 800 kW, ils ont une accélération maximale de 0,81 m/s2, des vitesses maximales constructeur de 120 km/h et commerciale de 100 km/h, une charge à l’essieu comprise entre 10,5 et 12 t et une capacité de 89 places assises, 15 strapontins et 81 debout.
Si plusieurs fabricants ont déjà développé des trains à hydrogène pour des lignes à écartement standard, c’est la première fois qu’un constructeur en conçoit un spécifiquement pour répondre aux contraintes des réseaux secondaires à voie étroite. Ces infrastructures imposent des charges à l’essieu plus faibles et des caractéristiques géométriques particulières, obligeant les ingénieurs de Stadler à concevoir un véhicule allégé, et ce sans compromettre ses performances.







