Après un audit interne particulièrement sévère publié en juin 2026, la DB reconnaît des failles dans le pilotage de Stuttgart 21. Le méga projet ferroviaire sera désormais mis en service selon un nouveau phasage entre 2027 et 2033, avec un surcoût de 3 milliards d’euros.
À la publication de l’audit interne consacré à Stuttgart 21, la présidente de la DB, Evelyn Palla, n’a pas caché son inquiétude devant les lacunes mises en évidence dans la conduite du projet. Le rapport pointe des insuffisances majeures dans la planification, la maîtrise des risques, la coordination entre les différents corps de métier et le pilotage général du chantier. Il conclut surtout que l’objectif d’une mise en service complète fin 2026 reposait sur des hypothèses irréalistes. Les difficultés liées à la numérisation du noeud ferroviaire, l’évolution des normes, la refonte de plusieurs installations techniques et une anticipation insuffisante des risques ont progressivement rendu le calendrier intenable, avec pour conséquence directe un coût prévisionnel augmenté de 3 milliards d’euros pour atteindre désormais 14,5 milliards d’euros.







