Peu avant d’atteindre la gare de Nîmes, le voyageur curieux découvre, à travers la vitre du train, quatre anciennes locomotives électriques, les CC 7121, BB 4162, BB 9411 et CC 6575 stationnées sous la rotonde sud. Outre la préservation de ces locomotives, une équipe de bénévoles prend soin d’une collection unique d’objets ancrés dans l’histoire des chemins de fer.
Le chemin de fer entre dans la ville de Nîmes dès 1839 avec la mise en place d’un premier embarcadère, terminus de la ligne de Beaucaire à Nîmes. Six ans après, la ligne Nîmes – Montpellier est inaugurée et à cette occasion l’actuelle gare de Nîmes est construite, reléguant l’embarcadère au second plan. Il devient alors un cul-de-sac, entraînant sa transformation progressive en gare de marchandises. En 1867, la rotonde sud de l’embarcadère est construite. Elle est suivie, dès 1884, par la construction de la rotonde nord et de l’atelier de levage à trois voies. Les deux rotondes sont construites dans le style PLM classique, rotondes en pierre complètes, piliers en fonte, et avec coupoles. Aux environs de 1913 suivra une troisième rotonde annulaire, en béton, qui prendra l’appellation de rotonde ouest. En 1944 le dépôt est fortement touché par les bombardements alliés. Seul l’atelier de levage s’en sort presque indemne, avec seulement deux piliers en fonte à remplacer.
En 1947, la rotonde sud est partiellement reconstruite dans un style unique en France, avec la mise en place de voûtes semi-circulaires que l’on retrouve aujourd’hui. La même année, la ligne Sète – Nîmes est électrifiée. En conséquence la rotonde sud est, elle aussi, équipée de caténaires afin d’accueillir les premières machines électriques. À cette occasion, quatre BB 4100 héritées de la Compagnie des chemins de fer du Midi sont attachées au dépôt







