Soyez au courant des nouveautés, des promotions exclusives et des ventes privées de la Boutique de la Vie du Rail et vous inscrivant à notre newsletter hebdomadaire !

Puisque selon la légende
de cette image d’Épinal,
« les chemins de fer sont,
sans contredit, l’une
des merveilles de ce siècle
naissant qui occupent
le premier rang »,
cette planche leur est
consacrée : toutes les
classes sociales doivent se
réjouir de cette merveille,
se familiariser avec
les wagons et ces longs
souterrains transperçant
quelque montagne.
Éditée en 1838, après
l’ouverture en France
de la septième ligne,
celle de Saint-Germain,
le commentaire souligne
notre retard par rapport
aux États-Unis, à la
Belgique, à l’Angleterre,
et comble, par rapport
à « ce pays si arriéré »
qu’est la Russie.
Utilisée pour illustrer
Hommes et choses du PLM
(p. 100), ouvrage publié par
cette compagnie en 1911,
cette planche sera tirée
de la collection de son
président Dervillé
(Arch. dép. Vosges,
48J5_6-5).

Puisque selon la légende de cette image d’Épinal, « les chemins de fer sont, sans contredit, l’une des merveilles de ce siècle naissant qui occupent le premier rang », cette planche leur est consacrée : toutes les classes sociales doivent se réjouir de cette merveille, se familiariser avec les wagons et ces longs souterrains transperçant quelque montagne. Éditée en 1838, après l’ouverture en France de la septième ligne, celle de Saint-Germain, le commentaire souligne notre retard par rapport aux États-Unis, à la Belgique, à l’Angleterre, et comble, par rapport à « ce pays si arriéré » qu’est la Russie. Utilisée pour illustrer Hommes et choses du PLM (p. 100), ouvrage publié par cette compagnie en 1911, cette planche sera tirée de la collection de son président Dervillé (Arch. dép. Vosges, 48J5_6-5).

Comment le chemin de fer a inspiré les images d’Épinal

1 janvier 2017
- -
Par : Sébastien Rembert avec la participation de Georges Ribeill

C’est il y a un an, à Épinal, lors d’un passage aux Archives départementales des Vosges, que j’ai découvert, par hasard donc, les collections d’images anciennes qui y étaient rassemblées et conservées. Un patrimoine réveillant aussitôt quelques lointains souvenirs conservés de ces belles planches coloriées ou à découper. Comme beaucoup d’albums et jouets destinés aux enfants, ces planches exposées naturellement à des dégradations – déchirures, taches ou gribouillages –, sont devenues très rares, conservées en parfait état ! L’idée m’est donc venue de demander à Sébastien Rembert (responsable des Archives privées et iconographiques), spécialiste de ce fonds aux Archives départementales des Vosges, de constituer un échantillon de ces planches dont le chemin de fer serait le sujet principal, ou le décor approprié d’une scène de « la vie quotidienne dans les chemins de fer. » C’est ainsi qu’ont été finalement retenues 26 planches de ce fonds d’Archives, complétées par une planche bien connue qui ne s’y trouve pas, afin d’illustrer la variété des productions. Il convient d’abord que soit rappelée à cette occasion une histoire de cette spécialité d’Épinal, dont déjà en 1874, Pierre Larousse, dans son Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, rappelait l’extrême popularité: « de même que le cognac, on trouve aujourd’hui l’imagerie d’Épinal à peu près dans le monde entier. »

En 1796, Jean-Charles Pellerin fonde l’Imagerie d’Épinal qui, jusque dans les années 1800-1810, imprime images pieuses et jeux de cartes. Peu à peu, l’épopée napoléonienne qu’illustrent telle scène de bataille ou le portrait de l’Empereur, constitue un nouveau thème à succès, prolongé même sous la Restauration puis la monarchie de Juillet ; les séries d’estampes impériales, diffusées et vendues dans toute la France par les colporteurs, assurent la prospérité de la fabrique Pellerin. Dirigée depuis 1822 par Nicolas Pellerin, le fils de Jean-Charles, et son beau-frère Pierre-Germain Vadet, la fabrique de cartes cède alors définitivement la place à la fabrique d’images, tandis que l’on recourt à de nouvelles techniques d’impression. Après la xylogravure, la stéréotypie, la lithographie utilisée à titre exclusif vers 1854- 1855 et la chromolithographie font leur apparition dans les ateliers. La production évolue aussi : de



Sur le même sujet

Commenter l'article

NOS NEWSLETTERS

  • La lettre du cheminot

    Chaque semaine, recevez les infos les plus populaires dans le monde des cheminots actifs

  • La lettre du groupe

    La Vie du Rail vous informe de ses nouveautés, la sortie de ses magazines, livres, événements ...

  • La News Rail Passion

    Recevez toutes les actus du magazine, les dossiers spéciaux, les vidéos, le magazine dès sa parution

  • La Boutique

    Nouveautés, offres exclusives, faites partie du club privilégiers des clients de la boutique de la Vie du Rail

EN SAVOIR PLUS