Après avoir passé en revue les gares parisiennes tête de ligne de Paris-Austerlitz, Paris-Nord, Paris-Lyon, Paris-Est et Paris-Montparnasse (1), nous terminons notre tour d’horizon par Paris-Saint-Lazare, la plus ancienne, et jadis la plus importante de la capitale.
Aux origines du chemin de fer les compagnies indépendantes de Saint-Germain-en-Laye et de Normandie ouvrent, à défaut d’un terminus dans le quartier de la Madeleine, selon divers projets abandonnés, un débarcadère sommaire dans le VIIIe arrondissement de Paris, pour recevoir dès 1837 leurs trains joignant Saint-Germain-en-Laye, Versailles-RD en 1839, puis Rouen et Le Havre en 1843. Disposant de quatre voies à quai limitées au nord par la place de l’Europe et au sud par la rue de Stockholm, les installations sont rapidement remaniées et agrandies avec deux groupes indépendants banlieue et grandes lignes en 1843 vers la rue Saint-Lazare.
En 1855, les deux compagnies sont absorbées par la Compagnie de l’Ouest qui exploite également les lignes de Caen et Cherbourg. 12 ans plus tard, la construction du pont de l’Europe modifie les têtes des voies à quai. L’expansion des trafics justifie en 1886, en prévision de l’Exposition universelle, l’établissement du bâtiment frontal actuel hébergeant l’administration du réseau, avec des ailes latérales formant un U et au niveau voirie la cour de Rome, utilisée par les voyageurs de banlieue, et la cour du Havre, par celles de banlieue et grandes lignes encadrant l’hôtel Terminus. En 1889 le plan de voies regroupe 14 voies pour la banlieue et autant pour les grandes lignes dont des courtes centrales pour l’évolution des locomotives et des plaques tournantes à mi-longueur pour l’échange de voitures et fourgons. Sur le flanc droit au-delà de la place de l’Europe est adjoint un petit faisceau de voies desservant le bâtiment dit des Docks abritant un tri postal, le service des messageries, ainsi qu’une plaque tournante pour le retournement des locomotives dont une réserve en feu stationne en permanence sur un tiroir.
Dans l’avant-gare, la tranchée se développant sur un kilomètre jusqu’à Pont-Cardinet, où se débranche la ligne d’Auteuil ouverte dès 1854, le nombre de voies principales est porté de six à huit en 1892 avec passage sous le tunnel des Batignolles composé de quatre pertuis à double voie longs de 322 m. Au-delà sont construits :







