La création d’une Rosco publique, indépendante du groupe FS, annoncée le 12 janvier 2026, constitue l’élément le plus sensible de la réforme ferroviaire italienne. Administrée par un conseil de cinq membres nommés par les ministères des Transports et des Finances, cette société de location de matériel ferroviaire disposera de 1,2 milliard d’euros pour acquérir de nouveaux trains. Elle ambitionne aussi de reprendre le matériel financé par le Plan national de relance et de résilience (PNRR), une perspective qui crispe Trenitalia.
D’autant qu’un conflit ouvert oppose désormais l’État à Trenitalia sur la propriété du matériel roulant existant. Jusqu’à présent, les trains étaient financés, entretenus et modernisés par des fonds publics, tout en figurant à l’actif des opérateurs. En séparant clairement propriété et exploitation, les premières conséquences concrètes pourraient apparaître dès juin 2026, lors des appels d’offres pour des contrats régionaux et intercity (IC) subventionnés par l’État. Ceux-ci étaient, jusqu’à présent, quasimment tous remportés par Trenitalia.
Les autres opérateurs pourront désormais plus facilement remettre des offres, pouvant louer du matériel directement auprès de la Rosco publique ou également auprès de Trenitalia.






