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  • © Sébastien Salom-Gomis/SIPA/DICOM

    Descente d’un malade à Nantes le 26 mars 2020.

  • © AP-HP

    Le personnel soignant au chevet de malades en salle basse de 2de classe.

  • © Sébastien Salom-Gomis/SIPA/DICOM

    Le transfert d’un malade en ambulance au plus près du TGV à Nantes.

Urgences sanitaires à grande vitesse

21 mai 2020
- -
Par : Marc Carémantrant

Face à la sévérité de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 et à la saturation des services hospitaliers d’urgence, des transferts de malades sont nécessaires, réalisés par TGV médicalisés. Entre le 26 mars et le 10 avril, 10 TGV remplissent cette mission. La SNCF, dont la mobilisation et la logistique sont saluées par le Samu, se dit prête à faire circuler deux trains sanitaires tous les deux ou trois jours si nécessaire.

On ne les a pas vus venir : ni l’épidémie, ni son ampleur, ni la saturation des services d’urgence, ni les besoins en transfert de malades et encore moins l’aide de rames TGV pour ces déplacements hors normes.
L’idée n’est cependant pas complètement nouvelle. L’origine est à mettre au crédit du professeur Pierre Carli, directeur du Samu de Paris. Il explique le concept à ses confrères urgentistes réunis en congrès à Paris en juin 2019. La réflexion naît des attentats de 2015 : en présence de victimes en grand nombre, comment rejoindre les plateaux techniques des hôpitaux et notamment ceux d’Île-de-France, particulièrement bien dotés ?
Pour des questions de rapidité, de capacité et de confort, il retient le train comme moyen de transport et plus spécialement le TGV. Avec la SNCF, il monte un test grandeur nature les 20 et 21 mai 2019 : l’exercice « Chardon ». Le choix se porte sur une rame à deux niveaux : les blessés graves sont en bas, les blessés plus légers sont en haut. L’objectif est de ramener de nombreux blessés depuis Metz et Nancy vers la région parisienne. L’exercice est globalement un succès. Le concept est donc validé. Cet exercice grandeur nature facilite grandement ce qui est enclenché en 2020.
Pendant cette épidémie de Covid-19, lorsque les hôpitaux du Grand Est tirent la sonnette d’alarme sur le risque d’engorgement des services d’urgence, notamment en réanimation, les autorités décident d’organiser des transferts de malades vers des hôpitaux moins chargés.
Il y a d’abord des transferts classiques par ambulances et hélicoptères vers des établissements assez proches puis avec des moyens aériens militaires pour des distances plus grandes. Mais l’Airbus A 330 de l’armée ne permet le transport simultané que de six malades. Fin mars, le service de santé décide d’accélérer le processus du Grand Est vers l’ouest et le choix du Samu se porte sur l’emploi du TGV médicalisé. La demande est faite par le gouvernement le 23 mars. En 48 heures, le process est relancé. Le 25 mars, la rame EuroDuplex 4715 stationne gare de l’Est à Paris pour préparation par les équipes parisiennes du Samu. Dans la soirée, la rame file à Strasbourg. En fin de matinée du 26, elle quitte l’Alsace avec 14 malades à bord. Destination les Pays de la Loire avec un arrêt à Angers pour faire descendre 10 malades à destination des hôpitaux du Mans et d’Angers, puis terminus à Nantes pour laisser 10 malades qui seront dirigés vers les hôpitaux de Nantes et La Roche-sur-Yon.
Ce TGV a priori normal ne l’est pourtant pas. Le train est obli­­gatoirement en composition de double rame (UM 2). La rame menante (ici 4704) est réservée au personnel SNCF avec un conducteur, un chef de traction, deux chefs de bord, deux conducteurs du pôle appui conduite TGV, un mainteneur du technicentre Est-européen et une équipe Suge. Tous sont volontaires. Une relève du conducteur titulaire est réalisée en gare de Massy. Cette rame sécurise la seconde en permettant par exemple de recevoir les éventuels chocs comme un animal. Si nécessaire, elle sera écartée pour laisser repartir le plus vite possible la rame médicalisée.



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