Pour améliorer la régularité en gare de Tours, des travaux visant à réduire le nombre de mouvements techniques ont été lancés dans le cadre du contrat de plan État-Région Centre-Val de Loire.
Dans le cadre du contrat de plan État-Région (CPER) Centre-Val de Loire, fin mars ont été lancés les travaux d’amélioration de la régularité en gare de Tours. Pour être exact, les études avaient démarré dans le précédent CPER 2015-2022. Elles sont compliquées car il s’agit d’un nœud ferroviaire saturé.
Deux réflexions ont été menées : l’une relative à la création de nouvelles infrastructures pour séparer les flux et supprimer les goulets d’étranglement en heures de pointe, et l’autre sur le changement d’organisation des mouvements techniques. Si la gare de Tours est origine/terminus des TER pour les voyageurs, tous ces trains vont ou viennent du technicentre situé à Saint-Pierre-des-Corps à environ 3 km. Ils empruntent notamment les voies de raccordement T 1 et T 2 utilisées par tous les mouvements (techniques et commerciaux) entre ces deux sites. Environ 220 trains y circulent chaque jour dont 70 techniques.
Après une première estimation des travaux à réaliser, des coûts et des plannings, il est apparu que la meilleure solution est la réduction du nombre de mouvements techniques. Des études d’exploitation ont été menées pour identifier les mouvements les plus pénalisants de façon à agir sur la propagation des retards (nombre et importance). Ensuite, avec l’activité TER, SNCF Réseau a examiné sur chaque TER la nature des mouvements techniques (remisage, entretien, stationnement, complément de sable ou de gas-oil, etc.). Il a fallu ensuite reprendre le plan d’occupation des voies de service et simuler les gains de ponctualité. Enfin, voie de service par voie de service, définir les équipements nécessaires pour répondre aux besoins et reconstituer a minima les fonctionnalités déplacées du technicentre.
En gare de Tours existent une vingtaine de voies de service réparties sur trois faisceaux. Aujourd’hui on y observe un peu de stationnement mais sans aucune opération particulière puisqu’elles n’ont aucun équipement particulier. Il s’agit essentiellement de TER mais des rames TGV peuvent stationner sur les voies 30 et 40.







