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Vue générale de
l’intérieur du poste 1
Thomson-Houston
de Paris-Lyon.
Au TCO apparaît
en jaune le tracé d’un
itinéraire de voie 2
vers la voie K ;
les opérateurs sont
au niveau
du meuble du PRS
d’accès au dépôt
(20 mai 2015). (c) Marc Caremantrant

Vue générale de l’intérieur du poste 1 Thomson-Houston de Paris-Lyon. Au TCO apparaît en jaune le tracé d’un itinéraire de voie 2 vers la voie K ; les opérateurs sont au niveau du meuble du PRS d’accès au dépôt (20 mai 2015). (c) Marc Caremantrant

Deux postes d’aiguillage multifacettes bientôt remplacés

29 novembre 2015
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Par : MARC CARÉMANTRANT

Obsolètes, les deux principaux postes de Paris-Lyon feront place en mars 2017 à un poste de technologie moderne implanté dans la future commande centralisée du réseau actuellement en construction à Vigneux-sur-Seine. Le basculement vers cette CCR impliquera l’arrêt total de la gare pendant deux jours. La SNCF se prépare d’ores et déjà de façon à gérer au mieux cette situation…

Les deux postes principaux de la gare de Paris-Lyon, baptisés postes I et II, ont été construits au moment de l’extension de cette gare entre 1927 et 1935 : création de neuf nouvelles voies à quai (3 à 19), réaménagement du dépôt du Charolais, transfert de l’atelier du matériel à Villeneuve- Saint-Georges, construction de l’estacade des voies 1 et 2 Lavage, reprise des cisailles de l’avant-gare, etc. Le PLM fait le choix de construire deux postes identiques dans un même bâtiment, situé au milieu des voies, peu après l’extrémité sud des quais, dans le prolongement du quai commun aux voies A et 3. Surélevée, la cabine des aiguilleurs domine le site. Les trois étages inférieurs sont occupés par les salles techniques. Le choix technologique porte sur des postes modernes (pour l’époque) à manoeuvre dynamique, dits « postes à pouvoir », avec l’utilisation de l’électricité comme agent de manoeuvre des signaux et des aiguilles. Développé par la compagnie Thomson Houston, le poste comprend des leviers à poignées disposées sur des rangées horizontales.

Pour commander un itinéraire, l’aiguilleur doit assurer deux actions successives : une traction de la poignée puis une rotation de celle-ci. La traction assure mécaniquement le mouvement de deux barres verticales qui entraînent des balanciers de commande d’aiguilles. Selon la barre qui les manoeuvre, le balancier oscille dans un sens ou dans l’autre et actionne des commutateurs de commande des aiguilles, puisque celles-ci sont munies d’un moteur électrique. Ce dispositif inventé par la compagnie Thomson Houston est plus simple que les versions précédentes de postes à pouvoir et permet, lorsque le nombre d’aiguilles est très important, de placer toute cette mécanique sous la cabine du poste d’aiguillage. La rotation de la poignée entraîne une barre de commande à l’aide d’un pignon et d’une crémaillère. Puis cette barre actionne le commutateur de signal d’origine de l’itinéraire. Dans le cas d’un itinéraire banalisé, sur lequel on peut donc circuler dans les deux sens, la rotation de la poignée peut s’effectuer dans l’un ou l’autre sens. Les enclenchements électriques et mécaniques assurent la sécurité.



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