La modernisation de la ligne fret entre Nançois-Tronville et Gondrecourt, envisagée pour 2030, est liée au projet très controversé d’acheminement de déchets radioactifs destinés au futur centre d’enfouissement Cigéo du plateau de Bure.
La ligne (n° 027000 au RFN) qui relie la gare de Nançois- Tronville (sur la ligne 1, ou 070000, entre Bar-le-Duc et Commercy), à Neufchâteau (gare de bifurcation, sur l’artère Luxembourg – Dijon, ancienne ligne 15, ou 032000) s’étire avec de nombreuses courbes sur 67 km dans la vallée de l’Ornain. En plusieurs étapes entre 1969 et 2020, elle a été fermée à tout trafic et déposée audelà de Gondrecourt-le-Château. Dans cette gare, on observe l’existence d’un tronçon commun avec l’ancienne ligne Jessains – Joinville – Sorcy (1) dont la plateforme devrait être, en partie, réutilisée pour la réalisation d’un projet à la fois complexe et controversé.
L’enjeu consiste à moderniser la ligne à partir de la gare de Nançois- Tronville, sur 36 km, jusqu’à Gondrecourt, pour acheminer, dans le cadre du projet Cigéo de stockage en formation géologique profonde, des déchets issus de l’industrie nucléaire française. Il restera donc ensuite 14 km à parcourir pour atteindre Bure, dont 10 km sur l’ancienne plateforme vers Joinville.
En marge de ce projet, les embranchements particuliers des silos céréaliers de Velaines et de Gondrecourt pourraient être réactivés.
La lettre de la direction territoriale Grand Est (n° 4, octobre 2025) et les informations obtenues auprès de SNCF Réseau montrent que l’ensemble du projet Cigéo est tout simplement colossal (2).
Il est en effet question de centaines d’hectares d’infrastructures, mais aussi de millions de mètres cubes de déblais et de matériaux de construction, de centaines de kilomètres de galeries ; l’entreposage des déchets devant s’étaler sur une centaine d’années.







