Parallèlement aux projets de trains légers en cours de développement par le groupe SNCF, Écotrain a présenté le 29 avril 2026 à Saint-Pierre-des-Corps, à la presse et aux acteurs de la mobilité, son pré-démonstrateur de navette autonome frugale, qui sera un des outils pour redynamiser, voire rouvrir, des petites lignes.
Dans l’écosystème ferroviaire français en pleine mutation, Écotrain s’impose comme l’un des projets les plus singuliers de la décennie. Pensé comme une réponse directe à la fragilité des lignes secondaires, ce train autonome sur batteries entend conjuguer sobriété énergétique, automatisation et relance des dessertes rurales. Soutenu par l’Ademe et intégré au programme France 2030, le concept vise une mise en service commerciale à l’horizon 2028-2029, après une phase d’essais commencée dès 2025 à Saint- Pierre-des-Corps. Derrière cette ambition, une question centrale s’impose : comment réinventer l’exploitation ferroviaire dans des zones du territoire national à faible densité sans reproduire les coûts lourds du modèle classique ?
Genèse d’un projet atypique
Initialement connu sous le nom de NGV Rail, le projet Écotrain naît en 2018 en Occitanie sous l’impulsion de l’ingénieur Philippe Bourguignon. L’idée fondatrice est simple mais ambitieuse : créer un matériel ferroviaire léger, autonome et modulable, capable de circuler sur des infrastructures existantes à faible trafic, sans nécessiter de






