Après un tour d’horizon des chemins de fer roumains et du processus de modernisation des infrastructures et du matériel engagé avec l’aide de fonds européens, nous abordons dans cette seconde partie de notre dossier l’émergence d’opérateurs privés voyageurs et fret et l’évolution du transport urbain en matière de tramways.
Les opérateurs privés
En Roumanie, les voies étroites étaient encore nombreuses il y a quelques années et principalement destinées aux chemins de fer forestiers privés (Cale Ferata Forestiera) et aux chemins de fer industriels (Cale Ferata Industriala). Elles ont été construites à l’écartement de 760 mm, ce qui était classique dans l’ancien empire austro- hongrois. Le transport du bois a été florissant jusque dans les années 1980-2000 puis les lignes ont fermé les unes après les autres sauf l’une d’entre elles qui fonctionne toujours dans le nord du pays, entre Vișeu de Sus et Comanu à la frontière de l’Ukraine. On notera que certains de ces chemins de fer ont été repris par la SNCFR lors de la nationalisation de 1948. Mais depuis les années 2000, des associations de sauvegarde interviennent localement pour faire revivre une partie de ces lignes grâce à des trains touristiques. Les Roumains ont même une expression affectueuse pour parler d’un chemin de fer à voie étroite, le Mocăniță (1). Le plus connu est celui de la vallée de Vașer toujours en activité. Construit entre 1933 et 1935, ce chemin de fer forestier a été partiellement détruit pendant la guerre mais reconstruit. Une partie (21,6 km) est exploitée par des trains touristiques avec traction à vapeur. Au nord de Deva, la ligne de Crișcior à Brad est classée Monument histo-







