Après 12 ans à la tête du plus vaste contrat ferroviaire britannique, l’opérateur Govia Thameslink Railway est depuis le 31 mai 2026 sous contrôle public sous le nom de Greater Thameslink Railway dans le cadre du programme de renationalisation des chemins de fer en Grande-Bretagne.
L’histoire de Govia Thameslink Railway trouve son origine dans le programme Thameslink 2000, dénommé par la suite Thameslink Programme, d’un montant de près de 6,5 milliards de livres sterling (1), visant entre autres à interconnecter le sud et le nord de Londres. Dès 2006, les relations Thameslink et Great Northern sont regroupées au sein d’une même franchise dans le cadre de ces importants travaux d’infrastructure ferroviaires prévus à Londres.
En 2012, le gouvernement britannique franchit une nouvelle étape en annonçant la fusion des franchises exploitées par First Capital Connect, Southern, et Gatwick Express, y incluant également certaines relations exploitées par l’opérateur Southeastern, formant la nouvelle franchise dénommée Thameslink, Southern and Great Northern (TSGN). Le processus d’attribution connaît cependant plusieurs retards. Initialement prévue pour 2013, l’attribution du contrat d’exploitation est reportée tandis que First Capital Connect poursuit provisoirement son exploitation.
Après plusieurs prolongations de contrat et une nouvelle procédure d’appel d’offres, le Ministère britannique des Transports, le DfT (Department for Transport), annonce finalement, le 23 mai 2014, que GTR a été sélectionné. GTR est une filiale de Govia, co- entreprise détenue à 65 % par le groupe britannique Go-Ahead et à 35 % par l’opérateur français Keolis du groupe SNCF.
Une prise de contrôle progressive
Le 14 septembre 2014, GTR reprend officiellement les activités de First Capital Connect. À cette date, l’entreprise ferroviaire exploite alors 122 gares et dispose d’un parc de 226 rames automotrices. Les marques Thameslink e







