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  • © B. Collardey

    AGC Z 27723/27724 pour Reims quittant Charleville (18 septembre 2020).

  • © DR/Photorail

    Dépôt de Lumes : au fond, la rotonde ; au centre et à droite, deux 141 R.

  • © DR/Photorail

    Vue du dépôt de Mohon et de ses voies d’accès.

Charleville-Mézières – Pivot ferroviaire des Ardennes

26 novembre 2020
- -
Par : Bernard Collardey

Solidement équipée à l’origine, l’étoile de Charleville-Mézières a subi les destructions de trois guerres. Le bouleversement du tissu économique de la région avec le déclin de l’industrie lourde et de la métallurgie a entraîné la chute du trafic du fret. Est venu alors le temps de la modernisation et de la simplification des installations. Le trafic voyageurs connaît de nos jours une embellie avec une desserte TER renforcée.

 

À la jonction de la transversale industrielle du Nord-Est Valenciennes - Thionville et de la ligne issue de Paris via Reims, la gare de Charleville-Mézières est aussi l’origine de la belle ligne de la vallée de la Meuse vers Dinant se prolongeant vers Namur en Belgique. Situé en région Champagne-Ardenne devenue Grand Est en 2016, ce nœud complexe desservant la préfecture des Ardennes forte de 48 000 habitants, baignée par la sinueuse Meuse, a été créé par la Compagnie de l’Est. Il a payé un lourd tribut lors des trois grandes guerres en raison de sa proximité avec la frontière avec la Belgique, voie d’invasion naturelle par les Ardennes des troupes allemandes. Il se compose de plusieurs raccordements avec les lignes adjacentes et à sa périphérie orientale de deux chantiers satellites tels Mohon et Lumes dont l’activité a fortement décliné du fait de la baisse des transports fret.
Alors que le courant voyageurs transversal du nord de la France vers l’Alsace et la Suisse s’est dilué dans le temps, tout comme les relations Paris - Luxembourg via Longwy reportées via Metz, de nos jours les TGV relient Paris en petit nombre mais les liaisons régionales du type TER les plus importantes concernent celles en direction de Reims, Sedan, Givet. Par contre elles restent très clairsemées en direction du nord de la France et de la Lorraine.
Dans le domaine du fret le transit des produits industriels entre les bassins lorrains et du Nord-Pas-de-Calais (charbon, coke, minerai de fer) s’est évanoui. Ils ont été en partie remplacés par les échanges de conteneurs et de route roulante entre les ports de la Manche (Calais, Dunkerque), la Suisse, l’Italie et l’Espagne.

Un complexe puissamment équipé mais meurtri par les guerres

La constitution de l’étoile de Charleville-Mézières a été réalisée au XIXe siècle dans l’ordre suivant :
– 1858 de Charleville à Sedan prolongée en 1862 sur Longuyon ;
– 1859 de Charleville à Nouzonville puis jusqu’à Givet en 1863 par la vallée de la Meuse ;
– 1869 de Charleville à Hirson vers le nord via Tournes et Auvillers ;
– seulement en 1906 de Tournes à Liart, condamnant l’itinéraire précédent à mauvais profil.
En 1870 le chemin de fer naissant a dû affronter les méfaits de la guerre franco-prussienne dont la bataille de Sedan a été un acte fort.
Deux raccordements directs ont été construits l’un à Charleville pour l’accès à la gare voyageurs depuis Hirson, l’autre à Mohon pour faciliter les échanges de Reims vers Sedan et la Lorraine. Des dépôts de locomotives ont été édifiés, l’un à Mohon pour les locomotives voyageurs, l’autre à Lumes pour celles à marchandises. En outre un atelier de réparations de wagons a été implanté à Mohon.
La Première Guerre mondiale plonge les Ardennes à nouveau dans une spirale d’années noires. Son territoire est envahi dès le 24 août 1914 par l’armée prussienne qui a investi auparavant la Belgique. Elle sera occupée par elle pendant plus de quatre ans jusqu’à l’armistice signé le 11 novembre 1918. Les voies ferrées de la Compagnie de l’Est sont abondamment utilisées par les forces allemandes qui mènent un combat acharné lors des batailles de la Marne, de la Somme puis de Verdun. L’étau se desserre quelque peu en juillet 1918, mais l’envahisseur résiste jusqu’au dernier moment, laissant derrière lui villes, villa­ges, usines et voies ferrées pillés et dévastés.



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