À l’approche des Jeux olympiques d’hiver de 2030, la ligne Marseille – Briançon va connaître une importante modernisation, avec des travaux estimés à 367 millions d’euros. Par ailleurs, SNCF Voyageurs vient de remporter le lot 3 des TER Zou de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Il aura fallu l’échéance olympique pour remettre en lumière l’une des plus spectaculaires lignes ferroviaires françaises. À l’horizon des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030 qui se dérouleront dans les Alpes françaises, la ligne Marseille – Aix-en-Provence – Briançon, d’environ 315 km et qui traverse les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, va bénéficier d’un vaste programme de rénovation d’un coût d’environ 367 millions d’euros.
Ces travaux, financés par l’État, la région Provence- Alpes-Côte d’Azur, le département des Hautes-Alpes, la Métropole Aix-Marseille-Provence, et la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), seront sous la maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau et de SNCF Gares & Connexions, qui financent également le projet. Une somme considérable pour cette artère alpine longtemps oubliée des grands plans d’investissement nationaux. Car, derrière les annonces officielles, le constat demeure sévère.
La ligne des Alpes du Sud souffre depuis des années d’un sousentretien chronique. Voie unique sur la totalité du parcours, à l’exception de la section bifurcation du Poteau Saint-Luc – Veynes- Dévoluy, infrastructure non électrifiée, nombreuses zones permanentes de limitations de vitesse, ouvrages d’art fragilisés, et block manuel unifié de voie unique (BMVU) entre Serres et Meyrargues, le train y survit davantage qu’il ne prospère. Pourtant, cette ligne demeure stratégique pour l’aménagement des vallées alpines et constitue l’un des plus bels itinéraires ferroviaires français. Les Jeux olympiques 2030 vont donc jouer un rôle d’accélérateur de sa modernisation. Sans eux, il est probable que ces travaux, qui étaient programmés sur 10 ans, seraient, faute de financement, restés encore longtemps dans les cartons.
Une remise à niveau indispensable
Il n’est pas question ici d’un TGV alpin comparable à celui inauguré pour les JO de 1992 à Albertville. Entre Marseille et Briançon, les trains continueront de circuler sur une ligne classique au profil difficile






