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  • © S. Costes

    À Ossun (Hautes-Pyrénées), la BB 7268 en tête du train de pèlerins 29582 Lourdes - Coire (15 mai 2014).

  • © B. Collardey

    Élément Z 56300 Occitanie sur un TER Pau - Toulouse sous caténaire Midi près de Bétharram (21 août 2019).

  • © S. Costes

    Une BB 7300 au train 14151 Toulouse - Bayonne franchit le viaduc de l’Arrêt-Darré à Mascaras (Hautes-Pyrénées) (6 mai 2019).

Transversale pyrénéenne. Une résurrection pour la ligne des pèlerins

10 mars 2020
- -
Par : Bernard Collardey

Longtemps animée par les trains de pèlerins pour Lourdes et les trains de fret desservant le gisement de Lacq, cette ligne de 321 km a vu ces trafics se réduire en raison d’une part de la concurrence de l’avion et de la route et d’autre part de la fermeture du complexe gazier. Elle bénéficie cependant actuellement dans sa partie occitane d’un programme de renouvellement de la voie et de la caténaire qui s’accompagne d’une modernisation du matériel TER au service d’une desserte en outre renforcée. Des initiatives qui lui permettent de retrouver un peu de son lustre d’antan.

Cette artère méridionale, classée sous n° 650 au catalogue du RFN, est l’une des deux transversales du midi de la France, avec Bordeaux – Toulouse – Sète, à avoir été créée par la Compagnie du Midi au xixe siècle. Joignant Toulouse, capitale de l’Occitanie, à Bayonne, port maritime sur la façade atlantique, en s’approchant de la barrière naturelle du massif pyrénéen, formant frontière avec l’Espagne, elle a un développement de 321 km dans les trois départements de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées et des Basses-Pyrénées, avec une percée dans la corne sud des Landes au niveau de Peyrehorade. Destinée à favoriser le thermalisme pyrénéen en plein essor, à évacuer la production industrielle d’un chapelet d’usines s’égrenant sur le parcours et sur ses embranchements et à faciliter la venue des pèlerins de toutes régions, y compris étrangers, au sanctuaire de Lourdes, elle a connu des moments de gloire avec un trafic voyageurs à longue distance florissant.
Alors que Tarbes, ville au centre du parcours, est déjà relié à la capitale via Mont-de-Marsan et Bordeaux depuis 1859, la réalisation de la transversale est étagée dans le temps de 1861 à 1867. Elle a été complétée par une floraison d’embranchements pointés pour la plupart sur le fond des vallées pyrénéennes (voir carte page 47). Ceux-ci ont malheureusement subi une réduction d’activité drastique, conduisant à leur abandon progressif. Rappelons que deux projets élaborés par le Midi ont sombré : les relations de Hagetmau à Pau et d’Auch à Lannemezan.
Les installations de l’artère, au profil particulièrement sévère, viennent de faire l’objet côté Occitanie d’un programme de modernisation lourd de 450 millions d’euros échelonné sur la période 2015-2020, élaboré par SNCF Réseau, ayant nécessité de longues coupures de circulation. Nous verrons plus loin en quoi ces travaux ont consisté.
Ayant connu une desserte grandes lignes étoffée avec des parcours à longue distance de jour comme de nuit, la ligne les a vus s’effriter pour disparaître ces dernières années, ne laissant subsister sur le versant atlantique que les TGV Paris – Bordeaux – Tarbes et quatre Intercités de bout en bout. Dans le domaine des trains de pèlerins fréquentant la cité mariale de Lourdes, animant la période d’avril à octobre, le nombre de trains concédés mis en marche a subi une forte érosion en raison de la concurrence aérienne et des autocaristes. En contrepartie, les dessertes TER pour les déplacements de proximité organisées par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ont connu une embellie remarquable, dont la dernière expression intervient au service 2020.



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Une Commentaire

  1. Güntürk Üstün 10 mars 2020 18 h 30 min

    Certaines artères ferroviaires historiques et vitales refusent de mourir. Alors il faut les renouveler, les moderniser et les faire survivre au nom de l’amour vertueux et logique du train. “Dum vita est, spes est!/Bien qu’il y ait la vie, il y a de l’espoir!”

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