À Besançon, le tramway s’apprête à franchir un nouveau cap. Entre évolution du matériel et adaptations de l’exploitation, le réseau entre dans une phase charnière de son développement.
La ville de Besançon s’est dotée en 2014 d’un réseau de tramway exploité par Keolis Besançon sous la marque commerciale Ginko. Conçu selon une structure en « Y », il relie d’un côté Les Hauts-du-Chazal et de l’autre Chalezeule (T 1) et la gare SNCF de Besançon-Viotte (T 2). Pensé dès l’origine pour une agglomération de taille moyenne, le réseau repose sur un matériel roulant bidirectionnel compact et économique, avec 19 rames CAF Urbos 3 livrées entre 2013 et 2014, de 23,021 m de long. L’exploitation s’organise autour de deux lignes, T 1 et T 2, fortement imbriquées sur un tronc commun central.
Si cette organisation permet d’optimiser la desserte des principaux secteurs urbains, elle entraîne une concentration importante des flux sur l’axe central, rendant le système sensible aux phénomènes de saturation, dans un contexte de hausse de fréquentation dépassant les 17 %. Face à cette progression, la collectivité a retenu une stratégie d’optimisation du réseau existant plutôt qu’une extension de son périmètre. Les infrastructures ont d’ailleurs été anticipées dès la conception, avec des quais dimensionnés pour accueillir des rames d’environ 36 m, laissant une marge d’évolution capacitaire. Toutefois, le projet initial d’allongement du matériel CAF n’a pas été poursuivi par le constructeur.
Les nouvelles rames Citadis X 05
C’est dans ce contexte qu’a été choisi le Citadis X05 d’Alstom, qui a fait l’objet d’une commande groupée officialisée le 27 avril 2023 permettant de réduire les coûts de production et donc le prix unitaire. La collectivité de Besançon s’est alors associée à Brest (voir Rail Passion n° 342) et à Toulouse dont les livraisons doivent commencer très prochainement. Pour Besançon, le marché initial portait sur cinq rames avant d’être complété par trois autres commandées en avril 2025.







