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© S. Meillasson

Une rame Corail réversible Auvergne-Rhône-Alpes sur un Lyon - Genève, non loin de Culoz (avril 2017).

Nouvelle convention SNCF-Auvergne-Rhône-Alpes

24 janvier 2018
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Par : S. Meillasson

La région Aura (Auvergne-Rhône-Alpes) et la SNCF ont officialisé, le 13 novembre 2017, l’accord portant sur la nouvelle convention d’exploitation des TER. Cette convention, soumise à l’approbation du conseil régional le 29 novembre, sera d’une durée de six ans. Elle prévoit la possibilité d’anticiper la mise en concurrence (effective en 2023) sur certaines lignes et fixe un objectif en matière de ponctualité ambitieux : – 40 % de trains en retard !
En effet, Aura souhaite parvenir à 90 % de trains à l’heure en 2020, mais pâtit actuellement de mauvais résultats (87,1 % en 2016). La région est n° 2 en France dans ce domaine, en partie à cause de deux axes « malades ». Il s’agit des lignes Lyon – Grenoble/Chambéry et Lyon – Saint-Étienne, sur lesquelles un train sur cinq n’est pas ponctuel. Un plan spécifique (avec un système de bonus-malus dédié) doit être mis en place. La région veut également ramener le nom­bre annuel de suppressions de trains de 3 400 en 2016 (jusqu’à 73 par jour) à 1 700 en 2020.
Avec la nouvelle convention, la région accepte de payer « au juste prix » les services demandés. En contrepartie, la SNCF, qui bénéficie d’une autonomie de gestion, aura une obligation de résultat. Un système de bonus-malus, applicable aux retards et plus encore en cas d’annulations, sera mis en place. Par ailleurs, la SNCF assumera les éventuelles pertes de recettes alors que certaines clauses d’exonération (en cas de grève notamment) seront supprimées. Parallèlement, les efforts en matière de sécurité (en gare et à bord des trains) seront poursuivis. Des démarches dans le domaine de la qualité des voyages (avec notamment l’expérimentation du Wi-Fi sur Mâcon – Valence et Lyon – Clermont en 2018) seront engagées. La région compte aussi dépenser 252 millions d’euros dans la rénovation (avec l’implication de l’industrie locale) de matériels parvenus à mi-vie et investir 111 millions d’euros dans des petites lignes menacées. Mais Aura dit s’inquiéter de l’attitude de l’État vis-à-vis de ce plan de 262 millions d’euros et portant sur un linéaire de quelque 1 000 km. Enfin, la région va s’impliquer à hauteur de 161 millions d’euros dans la modernisation du nœud ferroviaire lyonnais qui est, en l’état, à l’origine d’un tiers des retards enregistrés par les TER…



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Une Commentaire

  1. Didier Chateau 7 février 2018 18 h 00 min

    Région Aura (Auvergne-Rhône-Alpes) ?
    Pris pêle-mêle dans le texte :
    “Lyon – Grenoble/Chambéry”, “Lyon – Saint-Étienne”, “la modernisation du nœud ferroviaire lyonnais”…
    Et l’Auvergne dans tout ça ?
    Bof, on ne cause pas aux sous-fifres !
    J’ai toujours dénoncé ce mariage contrenature et forcé de l’Auvergne avec Rhône-Alpes, je vois que je n’avais pas tort.
    “investir 111 millions d’euros dans des petites lignes menacées.” ?
    La ligne des Causses, justement menacée de fermeture, en verra-t-elle la couleur ?
    J’ai des doutes.

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